Women 68 même pas mort

Women 68 même pas mort est une comédie qui a été créée par Nadège Prugnard pour Brut de Béton production en 2008, et jouée par trois hommes. À l’occasion des 50 ans des évènements de Mai 68, Nadège Prugnard, l’autrice et metteuse en scène, souhaite recréer ce projet qui a connu un très beau succès en 2008-2010 avec trois nouvelles actrices (Monique Brun, Marie-Do Fréval, Françoise Loreau ). Ce travail de recréation nécessite une réécriture scénique et musicale pour les trois actrices afin de faire résonner davantage les enjeux de mai 68 pour les mettre en abîme avec la société actuelle.
Le texte Women 68 même pas mort, vient par ailleurs d’être édité en octobre 2017 , par les éditions AL DANTE dans le recueil « M.A.M.A.E et autres textes » de Nadège Prugnard.

« Le pavé dans la main, « 3 copines de 40 ans », 3 « mémés rouges » sortent de leur retraite, bouleversées que Mai 68 soit liquidé comme un mauvais souvenir. « J’ai 73 ans et c’est pas des petits cons qui vont m’apprendre la vie et qui vont m’empêcher de remettre ça » dit Marie-France.
Ce sont des crazy women, des suffragettes émancipées, des « triplettes de Belleville » façon 68, elles chantent Frank Zappa et Janis Joplin, toujours engagées, enragées, qui n’ont peur de rien et surtout pas des petits mâles dominants. Entre l’Affiche du Ché et le manifeste des 343 salopes, entre l’anti-OEdipe de Deleuze et le Black Power d’Angela Davis, les comédiennes racontent et chantent le mois de mai 68 à Clermont-Ferrand. Elles descendent dans l’arène ou dans la rue, comme elles prirent le théâtre de l’Odéon jadis. »

De Nadège Prugnard
Avec Monique Brun, Marie-Do Fréval et Françoise Loreau
Création lumière Jean-Louis Fié
Assistanat à la mise en scène Aaricia Baron
Accompagnement artistique et dramaturgique Jean-Luc Guitton
Création musicale Manon Mourguiart
Costumes Séverine Yvernault

« Nadège Prugnard est une jeune dramaturge bourrée de talent. Elle a gagné énormément en écriture, en rapidité, en narration sur ce texte. Ce texte est formidable. (…) C’est une forme d’oratorio pour trois vieilles « soixante-huitardes », c’est un spectacle iconoclaste, complètement tendre, sensible, extrêmement drôle, extrêmement violent, et c’est un spectacle qui est à la fois très politique, très féministe, extrêmement violent, très actuel… » Daniel Martin, France Culture

« Même si leurs vinyles de Leonard Cohen craquent comme leurs genoux, les trois soixante-huitardes se dressent encore pour gueuler. Le sang qui leur bat aux tempes est aussi bouillant que celui qui alimentait leur rage rouge le 13 mai 1968 à Clermont- Ferrand. Ce jour-là, Marie-France jetait les pavés et s’essayait à des phrases sur le sort des masses dans l’ombre des mecs. Mathilde, vierge hystérisée par les grèves, se mettait nue devant une affiche du Ché. Simone, enceinte, refusait l’antimariage que Michel lui imposait : «Nothing left to lose, j’voulais crever en écoutant Janis Joplin dans ma Simca 1000.» Ah, Michel… Les trois hippies binoclardes convient à la noce tous les Michel, les bons et les mauvais, que leur mémoire des noms vacillante et pernicieuse leur envoie. Michel Foucault, Michèle Halimi… et un certain «Michel Narkozy», «Doc Gynéco du statu quo», «CRS-SS de l’injustice». «Même pas mort Mai 68», hurle Marie-France, «Oui monsieur, le soleil brille toujours derrière les collines». Nadège Prugnard, l’auteure, a exhumé ce temps interdit où l’on buvait du thé au LSD, où des Mathilde laissaient tomber « Barbara Cartland commentée par Deleuze » pour aller s’entraîner à l’orgasme au Lieu des possibles, où les Simone accouchaient sur le pavé de petites Suzanne bientôt désespérées. » Annick Faurot, Libération.

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Re-création mai 2018 avec le soutien du Théâtre des Ilets-CDN de Montluçon, de la Ville de Clermont-Ferrand, du Conseil Départemental du Puy de Dôme, du Ministère de la Culture – DRAC Auvergne Rhône-Alpes, de la Région Auvergne Rhône-Alpes et de la Communauté de communes Cère et Goul en Carladès.

Merci à Emmaüs Cantal pour les robes des mariées du pavé.

Crédit Photos : Cécile Dureux
Réalisation de l’affiche : Arnaud Lesport et Clémence Besson

Reportage pour France 3 Auvergne de V.Rifflard, B.Galmiche, A.Bertrand, B.Ordas.