Paul Petit

Paul Petit

C’est un texte philosophique et déjanté mettant en abîme la question de la solitude dans nos sociétés contemporaines. Il s’appelle Paul Petit, il a le syndrome du Petit-Prince de Saint-Exupéry. Il vit seul, avec une rose seule sur une planète sale. Il lit sa carte d’identité plusieurs fois par jour sans comprendre, il ne sait pas pourquoi il vit, ni pourquoi il ne cesse pas de vivre. Il collectionne son sperme et ses larmes, il goûte et rien… Il a envie de se flinguer, il est intermittent il porte un perfecto trop serré il chante Nina Hagen dans une lumière vert fluo. Il rejoue le film d’une vie où l’absurde règne où Dieu est mort et les réponses restent muettes. Il déclame Nietzche, Schopenhauer, Aristote.
Il défigure l’espace d’un long cri : « Est-ce que quelqu’un peut me dire si je suis vivant ou mort ? » Et le soleil se coucha 43 fois.

Texte et mise en scène : Nadège Prugnard
Avec : Pierre Grammont

Collaboration artistique : Jean-Luc Guitton
Création Lumière : Olivier Caldamaison
Costume : Marianne Mangone

Presse

« Le Petit Prince « auto suicidé »

Un solo incandescent de l’acteur Pierre Grammont pour dire les gouffres de l’existence et le délitement de l’identité. Paul Petit, c’est un peu les chants de Maldoror. Un personnage : « Beau comme la rencontre fortuite, sur une table de dissection, d’une machine à coudre et d’un parapluie ». Une silhouette noire surréaliste, engoncé dans un perfecto parfaitement étroit, qui se débat dans le vide de l’existence. Pantin frêle rivé au monde par le seul fil d’un canon qu’il pose sur sa tempe, il vocifère pour tenter de recueillir un écho, gesticule pour étreindre l’univers qui se dérobe. » Julien Bachellerie, La Montagne

 

« Entre hystérie et descente aux enfers, envie d’en finir ou crise de rires, Paul Petit témoigne de la solitude de l’être et de son mal vivre au travers d’un spectacle mêlant fantaisie et réalité, époustouflant. Attaché au « Petit prince » de Saint Exupéry et de son mouton, c’est le seul lien qui le rattache à la vie ; jusqu’au jour où le mouton mange sa rose, sa fleur… son existence. Alors pourquoi vivre ? On reconnaît l’écriture volcanique de Nadège Prugnard qui au travers du texte philosophique met en abîme la question de la solitude dans nos sociétés contemporaines. Devant un public tantôt ému tantôt ahuri, l’artiste et l’auteur ont su bousculer et réveiller les esprits et permettre à chacun de pouvoir poursuivre sa réflexion. » Marie Josée Besson, La Montagne

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Paul Petit

Vidéo

Création 2009 Magma Performing Théâtre avec le soutien de la Ville et le Théâtre d’Aurillac scène conventionnée. Avec le soutien de la Ville de Clermont-Ferrand, le Ministère de la Culture et de la Communication / DRAC Auvergne, le Conseil Régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, le Lavoir moderne parisien et la ville de Clermont-Ferrand

Crédits photos : Daniel Aimé, Matthieu Galleyrand.

Photos