Les Pendus

Les pendus

Un bourreau, deux hommes, deux femmes. Une mort publique et théâtrale. C’est quatre corps perdus, tendus, suspendus à eux-mêmes qui slamment-squattent-éructent. C’est des voix qui s’arrachent à la mort, qui défient le temps. Paroles ultimes et poings tendus, appel au désordre, rire immense… C’est le cri post-mortem de la liberté qui n’en n’aura jamais fini de dire.

Un spectacle de Barthélemy Bompard et Nadège Prugnard
Texte : Nadège Prugnard
Avec : Eric Blouet, Barthélemy Bompard, Stéphane Civet, Céline Damiron et Nicolas Quilliard
Technique : Djamel Djerboua
Son : Nicolas Gendreau

Presse

« L’écriture de Nadège Prugnard valorise chacun des personnages, comme une partition symphonique donne la parole à des instruments différents. Là se situe l’enjeu de son écriture. Chaque personnification possède son langage, donc sa musique que les comédiens se sont appropriée. Elle est liée à son vocabulaire, à son souffle, à ses indignations. Et tout cela mis ensemble devient grandiose, charriant de la vitupération, de l’humour conspuant, de la sensibilité à fleur de sens, de l’ironie vénéneuse.
Barthélémy Bompard a conçu une mise en scène qui est parvenue à éviter le statisme de ces corps suspendus, incapables de se mouvoir sur scène. Car bien qu’accrochés à leur gibet, ils parviennent à se balancer, tournicoter, agiter les bras. Le spectacle est fort. Il est sans concession. Il refuse les poncifs de la soumission, de la commercialisation démagogique, du ronronnement culturel. 
»  Michel Voiturier, Rue du Théâtre

« C’est provocateur, c’est brutal, c’est violent. Et pourtant c’est romantique. La liberté et le punk chez Nadège Prugnard c’est sacré. Mais l’amour aussi. Et ça doit se faire lentement, avec du rouge, même après la mort, parce que ça doit rester immortel. Et ça doit se faire comme un cri à la liberté. Corps raidis mais libres de parler (…). Entre Pussy Riot pour le côté punk-rock révolté et Charles Baudelaire pour son hymne au romantisme symbolique, la langue Bompard/Prugnard est née. Interprétée par des comédiens intenses, habités« . Danielle Krupa, Vivant mag

« Avec une froide élégance, la compagnie Kumulus et l’écriture de Nadège Prugnard signent un fleuve héraclitéen violent, porteur de vie à l’endroit de la mort, et parsemé d’éclats incandescents. » Julien Bachellerie, La Montagne

« Kumulus et Nadège Prugnard ont fabriqué cet aérolithe énigmatique, bifide, paradoxal, saillant et dérangeant : Les Pendus. Il reste que le couple formé par Kumulus et Nadège Prugnard, une compagnie qui n’a pas beaucoup de familiarité avec le théâtre de texte et une écrivain dont le style, apparemment en rupture, s’inscrit cependant dans la tradition flamboyante des inventeurs de langues. » Jean-Jacques Delfour, Cassandre

Cie Kumulus
Les pendus

Création Kumulus et Magma Performing Théâtre dans le cadre du Festival international de Théâtre de rue d’Aurillac 2009.

Texte édité aux Editions L’Entretemps en 2014 : Les Pendus de Barthélémy Bompard et Nadège Prugnard, préface de Jean-Jacques Delfour.

Crédits photos :  Vincent Muteau.