La Jeannine, enterrement slam-rock

La Jeannine

« La Jeannine c’est de la parole ultime de mecs d’aujourd’hui. C’est du verbe urgent et critique, rafales verbales, bagarres rythmiques, souffles croisés, solitudes pulsées, tohu-bohu convulsif et jouissif porté par une meute d’hommes. Un chœur de mecs qui tente de formuler l’impossible amour, l’impossible tout court « La Jeannine » dans l’impossible poème des malheurs qui cassent des abandons qui vident des défaites qui brisent d’une société qui flingue, des petites Jeannine qui meurent… Le tragique comme puissance rock : « Il faut le cri », lance l’un des acteurs.

Texte et mise en scène : Nadège Prugnard
Avec : Luc Blanchard, Belaïd Boudellal, Geraud Costet, Pierre Fernandès, Gildas Goujet, Pierre Grammont, Jean-Luc Guitton, Barnabé Perrotey et Dominique Touzé
Son : Joël Verdal
Création lumière : Yann Prugnard
Décor : Jean Raussou
Costumes : Marianne Mangone

Presse

« La Jeannine ? C’est qui ? C’est quoi ? La sœur, la mère, l’amante ? La mort, plus sûrement. Le prétexte inventé par Nadège Prugnard pour aller provoquer l’intimité d’hommes de tous les âges, tous les genres, des gros, des jeunots, des costauds et même un puceau. Avec l’envie de les bousculer. ; Qu’ils échappent aux réalités triviales, banales, le temps d’un cri, l’espace d’une confidence. Passent au registre supérieur, celui du poème, où l’âme se dévoile et les mots se laissent aller en vérité, en toute légèreté et violence. » Daniel Martin, journal de la Comédie de Clermont-Ferrand

« Un conte rock moderne où s’expriment les hommes d’aujourd’hui au-delà des clichés de leur genre : Nadège Prugnard ose une parole drue et une poésie tripale sur la mort et la rage de vivre.  Sans freins ni tabous, en empruntant au sang, au sperme et à la sueur leurs humeurs créatrices, Nadège Prugnard compose un spectacle hors normes, « mélange entre tragédie antique et rock des plus délurés ». Catherine Robert, La Terrasse N°163

« Une parole animale et féroce qui fait, peu à peu, éclater les carcans masculins. La statuaire sociale, hiératique, vole en éclat, « Boys don’t cry » mis à mort. « Enterrement slam-rock » d’une frêle icône consumée, la pièce chorale de Nadège Prugnard pousse encore un peu plus en avant les limites qui séparent le langage scénique de la bête. Chacune des neuf figures se défait des atours sociaux qui campent les hommes, les inscrivent dans le monde. L’enterrement sonore de la Jeannine va instituer le règne de l’insurrection des mots, des hurlements portés à hauteur des cieux pour laisser apparaître une foule de blessures intimes. Un deuil en communion qui, aux confins de l’animalité, dresse d’immenses cathédrales païennes, comme autant de réincarnations de parts d’humanité enfouies. » Julien Bachellerie, La Montagne

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La Jeannine

Vidéo

Création Août 2008 dans le cadre de la programmation officielle du Festival International du Théâtre de Rue d’Aurillac 2008 Avec le soutien du TRANSFO.

Création soutenue par la SACD – DMDTS « Bourse écrire pour la rue », la DRAC Auvergne, le Conseil régional d’Auvergne, le Conseil général du Puy-de-Dôme et la Ville de Clermont-Fd , Le Parapluie – Centre International de création artistique (Aurillac) et Théâtre d’Aurillac scène conventionnée

Crédits photos :  Gérald Jay, Vincent Muteau, Daniel Aimé, JP Estournet, Pierre Soissons.

Photos